Les premières écoles au Mali ont été crées par les Français au début de la période coloniale. Ces écoles n'étaient pas acceptées par la majorité du peuple malien. Les familles n'ont pas voulu que leurs fils, et encore moins que leurs filles, aillent à ces écoles et par conséquent l'éducation des filles a subi un retard dès le départ.

Après l'indépendance du Mali en 1960, des réformes ont été établies pour améliorer la qualité du système éducatif et pour rendre l'éducation accessible, de façon égale, aux hommes et aux femmes. Malgré ces réformes, l'inscription des filles représente un taux moindre que celui des garçons, même à l'école primaire. Selon 'GenderNet, durant l'année 1999, seulement 44% des filles étaient inscrites en primaire alors que le taux d'inscription des garçons étaient de 63%. L'inscription en Secondaire descend respectivement à 10% et 19%.

Aujourd'hui le système éducatif est établit en trois étapes: école fondamental primaire (6 ans), école fondamental de second cycle (3 ans) et le lycée (3 ans.) Pour obtenir un diplôme d'ingénieur les étudiants doivent compléter deux années d'université ou d'école préparative, puis trois à quatre autres années dans des Grandes Ecoles d'Ingénieurs. Comme dans beaucoup de pays africains, les étudiants doivent passer des examens pour passer au niveau supérieur d'éducation. Les élèves doivent obtenir leur CFEPCEF qui est le Certificat de Fin d'Etude du Premier Cycle de l'Enseignement Fondamental. puis le DEF, le Diplôme d'Etude Fondamental a la fin du collège. Après les Grandes Ecoles d'Ingénieur, les étudiants peuvent poursuivent des études en licence ou en maîtrise. L'admission dans les Grandes Ecoles est basée sur des concours d'entrée assez difficiles.

Les établissements d'éducation au Mali sont généralement très peu équipés par manque de livres scolaires et d'équipements audiovisuels, et par conséquent la plupart des cours sont en forme de cours magistraux. Les laboratoires manquent d'équipement de science et il n'y a pas d'ordinateurs dans les écoles primaires et secondaires. L'on trouve des ordinateurs principalement dans les universités et les Grandes Ecoles de Commerce et d'ingénieurs.

Il y a quelques établissements scolaires qui reçoivent seulement des jeunes filles. Le lycée Notre Dame du Niger en est un. Le lycée reçoit tous les ans une moyenne de 316 élèves filles en 10ème toutes séries confondues et 180 élèves en 10ème de sciences. Le Cours Jean d'Arc est un autre établissement recevant uniquement des jeunes filles. Le cours Jean d'Arc est un cours moyen et une institution privée. Cet établissement accepte une moyenne de 230 élèves par an pour des formations de secrétaires et de techniciens de commerce.

Pour les jeunes filles qui poursuivent des études au sein de l'éducation publique, le cursus est le suivant :
A la fin du second cycle et après l'admission au Diplôme d'Etude Fondamental (DEF), une commission au niveau de l'éducation se charge de l'orientation des heureux candidats dans des filières d'études en fonction des résultats obtenus pendant l'année scolaire et de la proposition de choix du candidat. Les conseillers d'orientation ne donnent par toujours les meilleurs conseils par rapport aux orientations des élèves. Il arrive aussi parfois que des parents d'élèves influencent les choix des enfants ce qui se solde plus tard par des échecs.

Les femmes maliennes n'ont pas ordinairement l'occasion de poursuivre des études techniques à cause d'un taux de participation assez basse dans l'Education et aussi à cause d'un manque général d'encouragement. Il y a peu de femmes occupant de fonctions importantes pour servir d'exemple, et l'attente générale est que la femme s'occupe de la famille au lieu de poursuivre une carrière. Toutefois, grâce aux efforts du gouvernement et de différentes organisations, le pourcentage des jeunes filles inscrites a l'école a commencé à augmenter de façon continue durant ces 10 dernières années. De plus, les jeunes femmes ont tendance à se sentir moins limitées par les devoirs et obligations familiaux et sont plus conscientes des possibilités de poursuite de carrières professionnelles.

La nouvelle génération est beaucoup plus informée sur les études scientifiques à travers des associations comme l'AFIMA (Association des Femmes Ingénieurs du Mali) et la FEMSA (Education des Filles en Mathématique et Science en Afrique.) Ces associations mènent des campagnes de sensibilisation pour informer les jeunes filles et femmes des carrières scientifiques.

L'AFIMA et la FEMSA sont des organismes qui promouvoient l'éducation des sciences, mais il y a d'autres organismes activement engagés à promouvoir, au Mali, l'accès des femmes aux disciplines techniques et à l'Education en général. Ces organismes sont: le Ministère de l'Education, la Cellule de Scolarisation des Filles, l'AMASEF-FAWE (l'Association malienne pour la Scolarisation et l'Education des filles / le Forum des Educatrices en Afrique); SAGE; CAFO (la Coordination des Associations et Organisations non gouvernementales au Mali); Société Mathématique du Mali (SMM.)